Le Guide de la Poulette

Arrivée, Soins, Nutritions des poules de réforme

Contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre, les poules ne sont pas des animaux aussi rustiques qu’on se l’imagine ! Elles demandent du temps, de l’énergie, des soins et surtout beaucoup d’amour.

Comment bien préparer l’arrivée de ses poules ?

1/ La première chose indispensable à faire avant d’adopter des poules est de posséder un poulailler pour les accueillir. Le poulailler sert à la fois de lieux de ponte et de dortoir. Il doit donc être adapté aux besoins spécifiques de ces animaux avec une partie nichoir et une partie pondoir. On trouve toutes sortes de poulailler, que ce soit sur Internet ou dans les jardineries, du plus cher au plus discount. Se tourner vers le bas de gamme peut être tentant (surtout pour les petits budgets), mais il y a plusieurs facteurs à prendre en compte : Premièrement, les matériaux utilisés ne sont pas conçus pour durer dans le temps : ils se détériorent et cassent plus vite.

2/ Deuxièmement, il se peut que vos poulettes ne soient pas à l’abri si d’éventuels prédateurs se mettent à rôder. Il en va de leur sécurité. Un poulailler trop «fragile» sera facilement pénétrable par n’importe quel animal un peu rusé et en quête de nourriture.

3/ Si vous posséder déjà un poulailler avec des poules et que vous souhaitez introduire de nouveaux arrivants à votre cheptel, il est impératif de prévoir une zone de quarantaine pour des raisons d’hygiène évidente et de bonne entente.

4/ Pour des poulettes heureuses et épanouies, l’idéal est de leur donner accès à un bout de votre jardin afin qu’elles puissent gratter et se rouler dans la terre, chercher de la nourriture, gambader et se balader.

Attention : elles peuvent se montrer dévastatrices pour les plantations et les potagers.

Comment prendre soin de ses poules ?

Avoir des poules est à la portée de tous dès lors qu’on peut leur accorder suffisamment de temps pour s’en occuper.

Elles doivent avoir de la nourriture à volonté, de l’eau propre tous les jours, vivre dans un poulailler sain, et dans l’idéal : avoir un bac de terre afin qu’elles puissent se déparasiter.

Vous pouvez aider vos poules à affronter les différentes saisons de l’année de plusieurs manières :
En hiver : les poules pondent beaucoup moins (voire plus du tout pour certaines), c’est normal. Leur système se met «au repos». C’est aussi la période de l’année où elles peuvent perdre leurs plumes : c’est ce qu’on appelle la mue. Vous pouvez leur donner des compléments alimentaires et des vitamines (à mettre dans l’eau de boisson)afin de stimuler leurs défenses immunitaires. Redoubler de vigilance quant à l’entretien du poulailler: vérifier qu’il est bien isolé de la pluie, de la neige et des courants d’air.
Au printemps : c’est le moment pour vermifuger votre petite troupe; cf la partie soins «les vermifuges».
En été : attention aux coups de chaud ! Les poules supportent mal les températures dépassant les 25 degrés. Il est primordial qu’elles aient différentes zones d’ombre pour se cacher du soleil, dans le poulailler ou le jardin, ainsi que de l’eau fraîche chaque jour. Bien vérifier la propreté du poulailler afin d’éviter l’arrivée et/ou la prolifération de parasites.
A l’automne : rien de particulier. Le vermifuge est conseillé afin de les préparer à la venue de l’hiver.

1. Comment bien nourrir mes poules ?

Une bonne alimentation est la base pour avoir des poules en bonne santé.

Leur donner les restes de table n’est absolument pas suffisant pour couvrir leurs besoins nutritionnels. Même si elles adorent ça et que c’est un excellent moyen de ne pas gaspiller la nourriture : ce ne sont pas des poubelles !

Un mélange de graines (concassées de préférence pour faciliter l’absorption) ou de granules restent leur aliment de prédilection. Ces graines,spécifiquement conçues pour répondre à leurs besoins,sont trouvables sur Internet ou dans les magasins spécifiques type jardinerie. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Méfiance cependant avec les produits «prix bas»; bien vérifier la composition des ingrédients : on évitera les OGM.

Contrairement à la croyance populaire, les nourrir au pain n’est pas bon pour leur santé. On évitera donc de leur en donner en trop grosse quantité. Cela doit rester occasionnel.

A éviter aussi : les pommes de terre crues, les épluchures de banane, de kiwi, d’agrumes et d’oignons, les feuilles de poireaux, les trognons de choux et les os.

Les poules boivent énormément d’eau (environ 1 litre par jour et par poule) il est donc impératif qu’elles aient un abreuvoir ayant une capacité suffisante pour pourvoir à leur besoin.

2. Comment bien nettoyer mon poulailler ?

Qu’on se le dise:un poulailler sale,humide ou mal entretenu permet la prolifération de parasites et maladies, ce qui influence nettement le bien-être des animaux qui y vivent. Les poules sont très sensibles à l’humidité : elles peuvent s’enrhumer, prendre froid, et même mourir pour les spécimens les plus fragiles.

Il est donc impératif d’être rigoureux dans l’entretien du poulailler. La paille doit être renouvelée au minimum toutes les semaines, et les déjections doivent être grattées et retirées.

Afin de prévenir l’arrivée de parasites, le désinfecter au moins trois fois par an avec des produits adéquats style Saniterpen®.

En prévention, vous pouvez saupoudrer de terre de diatomée la paille de votre poulailler ainsi que vos animaux. C’est un insecticide naturel, écologique et économique, totalement inoffensif pour les poules qui peuvent même l’ingérer.

La paille usagée peut être réutilisée en engrais naturel. Sinon, elle fait un excellent compost.

3. Que faire en cas de maladies, comportements anormaux ?

Une poule isolée ou prostrée? Une crête pale et/ou tombante? Il y a urgence : n’attendez pas !

Dans la nature, les oiseaux sont des animaux qui ne montrent aucun signe de faiblesse. Nos volailles ont gardé ce réflexe primitif. Quand on comprend que quelque chose ne va pas, c’est que la situation est déjà critique, d’où l’intérêt d’agir rapidement: il en va de la vie de votre animal !

La première chose à faire est d’isoler la poule du reste de la troupe. L’idéal est de la mettre dans un carton paillé avec de l’eau et de la nourriture afin d’observer son comportement. Si elle refuse de boire et s’alimenter dans les heures qui suivent l’isolation, contacter votre vétérinaire et lui décrire son état.

Vous devez être capable de répondre aux questions basiques tel que :
– A-t-elle bu ?
– A-t-elle mangé ?
– Comment sont ses fientes ? (consistance, couleur etc…)
– Depuis combien de temps est-elle dans cet état ?
– Depuis combien de temps l’avez-vous isolée ?
– A-t-elle été vermifugée ? Si oui, quand et avec quel produit?
– Quel âge a-t-elle ?
– Pond-elle encore ?
– S’agit-il d’une nouvelle arrivante ? Si oui, de quel élevage, sauvetage provient-elle ?

Le mieux est de prendre rendez-vous avec votre vétérinaire afin qu’il puisse l’examiner dans les plus brefs délais.

Attention : si votre vétérinaire n’est pas spécialisé dans les volailles et/ou qui refuse de vous prendre en consultation, lui demander le nom d’un confrère qui pourra vous recevoir. S’il ne peut pas vous renseigner, nous contacter directement.

Les premiers soins

Sans vous improviser vétérinaire, il est plutôt utile d’avoir quelques produits de premiers secours dans sa pharmacie.

Les vermifuges :

Est-il obligatoire de vermifuger ses poules? Ce n’est pas obligatoire mais fortement conseillé, une à deux fois par an.

Pourquoi vermifuger ? Les poulettes peuvent être porteuses de parasites internes et externes. Pour plus de renseignement, rendez-vous sur cette page : https://poulailler.ooreka.fr/comprendre/vermifuge-poule

Voici un petit échantillon des vermifuges les plus utilisés :
– Flimabo
– Capizol
– Téniverm 0.5
– Metoxyl
– Vermifuge naturel : 1 gousse d’ail, persil, thym, farine de maïs, une pincée de poivre, ortie.
Le tout, faire frémir 8 min, laisser refroidir et leurs servir en boisson ou pâte.
Recette de fermière super efficace.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander conseils à votre vétérinaire.

Attention : bien respecter les consignes sanitaires quant à la consommation des œufs après l’administration d’un vermifuge

Divers : En cas de petites blessures bénignes (exemple : coupure etc…) il est important de bien nettoyer la plaie à l’aide d’un antiseptique (exemple : Bétadine) afin de prévenir une infection.

En cas de lésion plus importante (exemple: morsure) il est vivement recommandé d’emmener l’animal chez votre vétérinaire.